Jean-Louis Bercetche : « Le salut passera par l’attaque »

Jean-Louis Bercetche, entraîneur des Urruñardes et père de Maitena, a évalué les chances de ses protégées, Aizko Iturrino et Maitena Bercetche, qui affrontent les Luziennes Amaia Etchelecu et Maritxu Chapelett Housset en finale du championnat de France de baline.

Deuxième participation au championnat de Nationale A et déjà une place en finale pour Aizko Iturrino et Maitena Bercetche. C’est plutôt inattendu, non ?

Ah oui, c’est carrément inattendu ! Surtout que Maitena (21 ans) est encore juniors ! J’en ai parlé avec les membres de la Commission sportive, à la fédé, et ils ne se souviennent pas de la dernière qualification d’une juniors pour la finale !

Elles étaient premières de leur poule l’an dernier, pour leur première participation au championnat de France seniors de Nationale A, et elles avaient perdu 10-9 au troisième en quarts. Il faut dire que Maitena s’était fait mal le matin du match. L’osthéo l’avait à peu près remise d’aplomb, mais elle avait joué blessée… Cette année, elles ont fini deuxièmes de leur poule, mais il y avait aussi Amaia et Maritxu, contre qui elles ont perdu 15/9 15/8.

Cette fois-ci, elles arrivent en pleine forme ? Elles ont pu se préparer au mieux ?

Oui oui, il n’y a pas de bobos. Aizko avait un peu mal au dos avant la demi, mais là ça va. On va aller taper ce soir (vendredi) et on va voir comment elles sont. Mais normalement, tout va bien.

En face, il y aura donc Amaia Etchelecu et Maritxu Housset, une paire confirmée qui a déjà gagné beaucoup de titres. Ça enlève un peu de pression, non ?

Amaia et Maritxu ont gagné cinq ou six titres de championnes du monde ensemble, en trinquet et en mur à gauche, donc c’est vraiment le niveau au-dessus. J’espère que Aizko et Maitena pourront jouer relâchées pour faire une bonne partie. Elles ont des jeux très différents.

Amaia et Maritxu sont très puissantes et elles imposent une épreuve de force, alors que Maitena et Aizko mettent plus d’effets. Aizko vient du frontenis, donc elle a des gestes et des coups un peu différents. Ce sera vraiment une bataille de styles, mais il faut que nos filles arrivent à exister.

Notre trinquet est un peu particulier à la Cavalerie. Petites dimensions, très rapide, ça tourne beaucoup. En plus, il va faire chaud et les pelotes devraient prendre beaucoup les effets. Est-ce que ça pourrait avantager Aizko et Maitena ?

Elles ne connaissent pas la Cavalerie. Moi j’y ai joué de 1981 à 1995, comme Mitterrand ! Mais elles risquent d’être surprises, c’est sûr. C’est un trinquet particulier. Amaia, qui est une voisine, nous a appelés tout à l’heure pour nous prévenir. C’est un petit monde et on s’entend bien. En tout cas, elles sont prévenues et on va essayer de passer avant au club pour taper un peu.

Mait et Aizko
Aizko Iturrino (avant) et Maitena Bercetche (arrière), tout sourire dans leur trinquet d’Urrugne lors du dernier entraînement avant la finale

Comment expliquer cette éclosion et ce parcours qui les a vues notamment sortir Stéphanie Leiza et Séverine Graciet en quarts ?

C’est vrai que autant la demi-finale semblait jouable, autant le quart de finale paraissait compliqué contre Stéphanie et Séverine. Mais elles ont su imposer leur jeu. Est-ce qu’elles vont encore oser attaquer en finale ? Je ne sais pas. C’est par là que passera leur salut, en tout cas…

Cette finale, pour nous c’est la cerise sur le gâteau en termes de progression. Mais ce sont des filles assidues à l’entraînement, donc leur présence en finale est certes inattendue mais pas usurpée.

Vous avez l’air de faire un très gros effort sur la formation à Urrugne. Tu peux nous en dire un mot, s’il te plaît ?

Oui, ça nous tient beaucoup à cœur. Après avoir été président du club pendant de longues années, j’ai laissé la place aux jeunes et j’ai pris en charge la formation. C’était en 1999 et je me suis concentré sur les filles. Aujourd’hui, je m’occupe des juniors et des seniors.

On a pu beaucoup travailler avec Sylvie Halsouet, qui a gagné beaucoup de titres et qui est quelqu’un de très bien. Au club, nous avons 69 filles et 12 éducateurs. On les prend normalement à partir de 7 ans, mais certaines arrivent à 5/6 ans. Elles commencent par la pleine et passent ensuite à la baline. Au niveau du club, cette année, on fait 33 finales. Les filles et le xare se taillent la part du lion.

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